Dimanche 30 mai 2010 à 20:57

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      Lire un bouquin de Pascal Dessaint en se baladant dans Toulouse, c'est un peu comme regarder Amélie Poulain alors qu'on n'en connaissait que la B.O de Yann Tiersen. Les images qui se collent à l'imagination pour la faire grandir, exploser. Maintenant, la scène qui se déroule Rue Alsace-Lorraine est encore plus précise. On pourrait penser que ça réduit le champ d'action de l'imaginaire, mais en fait, ça l'agrandi.

      Evidemment, c'est pas en quelques heures d'un samedi plutôt nuageux qu'on peut s'emparer de toutes les subtilités d'une ville, mais ça permet de cerner une ébauche de l'endroit. Comme j'avais absolument pas préparé ma balade toulousaine, je sais pas quelle proportion j'en ai aperçu à travers les bords de la Garonne, le Capitole, Saint Sernin et Compans Caffarelli, mais il est plus que probable que j'y remette les pieds d'ici à septembre. En attendant, la prochaine étape sera sans doute Carcassonne.

[Je fais la marinade des peuples métisses.]

Samedi 22 mai 2010 à 22:22

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      Albi, son Pont Vieux et sa cathédrale aux allures de château-fort. Un résumé en une photo de l'après-midi passé dans les rues albigeoises et je compte bien y passer aussi les deux prochains jours. Et, si le temps reste au beau fixe, le prochain samedi sera consacré à Toulouse.

      Vingt-deux heures passées, la fenêtre est grande ouverte et il fait royalement vingt-quatre degrés dans ma chambre, à vingt mètres des murs de l'imposante cathédrale. C'est sûr, le sud, on y est ! Et c'est pas le changement de température et d'ambiance que je regrette, mais plutôt les gens du nord qui sont mes amis, mes amours et, des fois mais ça arrive rarement, mes emmerdes. Ca veut pas dire que les gens ici sont pas accueillants, bien au contraire ! C'est peut-être la première fois que je ressens le mal des racines, si on peut appeler ça comme ça. C'est aussi la première fois que j'me retrouve dans cette situation, donc ça parait plutôt cohérent, mais la cohérence ne rend pas pour autant les choses faciles.

      J'ai pas encore tout compris par rapport au sujet de ma venue ici, mais devenir un expert en chromatographie gaz inverse en quatre jours c'est difficilement réalisable. En tout cas, après les premières confrontations entre théorie et pratique, on peut croire qu'il faut au moins ces trois mois et quelques pour pouvoir obtenir un résultat convenable. De beaux arrachages de cheveux en perspective, mais c'est ça l'intérêt de la chose.

[C'est comme à la maison, et ça cause et ça gueule !]

Dimanche 16 mai 2010 à 19:29

      Ce mouchoir là, il ne flotte pas. Il ne flotte pas parce qu'il est trop lourd d'émotions et de larmes. Alors on dit au revoir, en hésitant à regarder les gens dans les yeux, de peur de ne pas pouvoir partir. Au moins humainement. Et pourtant, j'ai pas le choix. Et pourtant, c'est que 900 bornes, tout juste 1000. Mais quand même, ça fait mal au fond, là. Et puis les larmes perlent et coulent doucement dans un murmure de "A bientôt".

      A partir de maintenant ou de demain, il faudra faire avec le nord mais aussi avec le sud. Pendant presque quatre mois. On a beau se dire qu'on reviendra tout bronzé, ça fait quand même quatre mois, sans les voir, sans la voir, ou presque. J'ai idée que le départ un peu précipité rend les choses un peu plus faciles, moins le temps de s'imaginer la situation future et de gamberger, mais aussi moins le temps de s'y préparer.

      Peut-être que quand je reviendrai, Reims aura un peu perdu son air de Sarajevo en 1994 ou de Beyrouth. Peut-être que les copains auront vécu des moments inoubliables, peut-être que des copines se seront ajoutées au groupe. Peut-être qu'elle sera encore plus belle que dans mes rêves, peut-être que sa peau douce me fera ronronner comme un chat, peut-être aussi que tout ce que j'ai bâti jusqu'à présent appartiendra au passé. Peut-être...

      Mais dans ces regrets de partir loin des êtres chers et des repères qui se sont créés au fil du temps, il y a des choses qui rendent le départ moins douloureux. Je vais bosser. Faire enfin quelque chose. Même si c'est qu'un stage, c'est déja ça. Et puis, il y a le soleil, la chaleur et cet envie d'aventure qui reprend possession des lieux, entre deux noeuds d'estomac.

[Je pars au soleil l'estomac noué.]

Mardi 11 mai 2010 à 11:07

      Comme une caravane musicale qui partirait de Madrid ou d'un peu plus au sud, qui passerait le détroit de Gibraltar à pieds, comme à une époque, on passait celui de Bering, et qui continuerait sa route vers l'orient, à travers les pays du maghreb, pour remonter dans les plaines anatoliennes et filer, toujours en suivant le lever du soleil, vers Samarqand ou l'Inde et ses trésors cachés, ses mille déesses.

      Ce voyage là, il n'est pas nécessaire d'avoir un chameau pour le faire. On peut parcourir des milliers de kilomètres en restant tout bêtement assis, dans une salle de concert, c'est mieux, en face de Titi Robin, c'est encore mieux. Cette musique qui n'est ni andalouse, ni gitane, ni juive, ni arabe, mais un mélange de tout ça, fait rêver pendant de longues heures, même après les dernières notes de musique.

[Et on rêve, à dos de chameau...]

Dimanche 9 mai 2010 à 20:35

Parce qu'écrire avec un vrai stylo, c'est bien.

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